Résolution portant sur la reconnaissance de l’État de Palestine

4 décembre 2014

La reconnaissance du droit à la paix et à la sécurité d’Israël et de la Palestine constitue la meilleure garantie de parvenir à une paix durable.

L’Assemblée nationale s’est prononcée mardi 2 décembre sur la proposition de résolution du groupe socialiste portant sur la reconnaissance de l’Etat de Palestine.

Je suis co-signataire de cette résolution car je suis convaincue qu’à travers cette initiative parlementaire qui invite le Gouvernement français à contribuer activement à la reprise du dialogue et à reconnaitre le droit du peuple palestinien à un Etat viable et souverain, c’est un pas pour la paix que nous pouvons faire.

En effet, la reconnaissance du droit à la paix et à la sécurité d’Israël et de la Palestine constitue la meilleure garantie de parvenir à une paix durable. Constatant l’échec des tentatives de relance du processus de paix engagées depuis 1991 et la montée des tensions et des violences, « nous invitions le Gouvernement français à reconnaitre l’Etat de Palestine en vue d’obtenir un règlement définitif du conflit ».

Voilà le texte de la résolution que j’ai votée :

L’Assemblée nationale,

Affirme sa volonté de concourir à l’effort international de paix au Proche-Orient ;

Constatant la volonté des peuples israélien et palestinien de vivre en paix et en sécurité ;

Constatant l’échec des tentatives de relance du processus de paix engagées depuis 1991 entre Israéliens et Palestiniens par la communauté internationale ;

Constatant les menaces pesant sur la solution des deux États, et notamment la poursuite illégale de la colonisation dans les territoires palestiniens qui mine la viabilité même d’un État palestinien, malgré les capacités institutionnelles dont s’est dotée l’Autorité palestinienne et la reconnaissance que lui a accordée l’Assemblée générale des Nations Unies ;

Constatant la montée des tensions à Jérusalem et en Cisjordanie qui menace d’engendrer un nouveau cycle de violence néfaste pour l’ensemble des populations de la région ;

  1. Souligne que le statu quo est intenable et dangereux car il nourrit les frustrations et la défiance croissante entre les deux parties ;
  2. Souligne l’impératif d’une reprise rapide des négociations entre les parties selon des paramètres clairs et un calendrier déterminé ;
  3. Affirme l’urgente nécessité d’aboutir à un règlement définitif du conflit permettant l’établissement d’un État démocratique et souverain de Palestine en paix et en sécurité aux côtés d’Israël, sur la base des lignes de 1967, avec Jérusalem pour capitale de ces deux États, et fondé sur une reconnaissance mutuelle ;
  4. Affirme que la solution des deux États, promue avec constance par la France et l’Union européenne, suppose la reconnaissance de l’État de Palestine aux côtés de celui d’Israël ;
  5. Invite le Gouvernement français à reconnaître l’État de Palestine en vue d’obtenir un règlement définitif du conflit.