Projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes

21 janvier 2014

L’égalité entre les femmes et les hommes est au cœur de mon engagement en politique. Ce que je retiens de cette longue marche vers l’égalité, c’est la place que les femmes ont accordée et accordent à la transformation de leur vie privée, à leur rapport à leur corps, non pas en opposition à leur vie professionnelle, mais dans un esprit de construction personnelle.

L’égalité entre les femmes et les hommes est au cœur de mon engagement en politique. Il a rythmé quelques grandes réformes tout au long du XXe siècle et le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes dont l’Assemblée nationale débat aujourd’hui montre qu’il n’est pas achevé. Il y a encore du chemin à faire.

Mais ce que je retiens de cette marche vers l’égalité, c’est la place que les femmes ont accordée et accordent à la transformation de leur vie privée, à leur rapport à leur corps, non pas en opposition à leur vie professionnelle, mais dans un esprit de construction personnelle.

Il s’agissait certes au début de se protéger contre le système dominant qui ne reconnaissait pas, dans les femmes, des êtres humains complets. Sans âme pour certains, sans droit de vote pour d’autres. Il ne s’agit pas aujourd’hui d’inventer je ne sais quel être humain indifférencié, mais de partager avec les hommes une nouvelle vie commune.

En effet, chaque étape de la marche vers l’égalité m’a convaincu de ne pas me contenter de rejoindre ce que Virginia Woolf appelait en 1938 : la « procession des hommes cultivés ». Car je ne veux pas participer au culte de la vitesse et de la compétition. Car je ne souhaite pas fractionner l’être humain en opposant la nature et la culture, mais, au contraire, je souhaite les penser et les vivre en termes de liens et de conciliation.

C’est pourquoi je soutiens l’approche de Najat Vallaud-Belkacem la ministre des droits des femmes pour une politique intégrée en faveur de l’égalité des femmes et des hommes parce que je me revendique comme une de ces « faiseuses d’histoires » étudiés par la philosophe Vinciane Despret. Avec toutes celles et tous ceux qui n’acceptent pas la place qui leur a été faite, qui refusent leur assignation comme le silence qui va avec, avec toutes celles et tous ceux qui cherchent à témoigner de la possibilité d’autres manières de faire qui seraient meilleures.