La bataille des allocs

13 octobre 2015

Je viens de publier « La Bataille des allocs. » chez Lemieux éditeur. A travers cet essai, je reviens sur une mesure phare de la politique familiale mise en œuvre depuis juillet dernier : la modulations des allocations familiales en fonction des revenus.

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) présenté à l’automne 2014, poursuivait le nécessaire redressement des comptes publics engagé depuis le début du quinquennat. Mais s’agissant de la branche famille, il faisait porter les économies sur l’ensemble des familles. En tant que rapporteure, j’ai porté et défendu cette proposition de modulation, plus audacieuse et plus juste.

Il m’a fallu revenir entièrement sur le projet du Gouvernement et convaincre qu’une autre voie était possible. Le dispositif est simple, le montant des allocations familiales a été divisé par deux pour les foyers de deux enfants dont les revenus atteignent 6 000 euros nets mensuels. Il a été divisé par quatre pour les foyers de deux enfants dont les revenus mensuels dépassent 8 000€. Ces seuils augmentent ensuite avec le nombre d’enfants. En France, seulement 10% des familles sont concernées, 9,8% en Loire-Atlantique. Les familles aux revenus modestes et moyens ne sont donc pas touchées.

Dans cet ouvrage j’essaie de vous faire partager les débats parlementaires parfois houleux, les positions des uns et des autres et le long processus d’adoption d’une loi.

Faire évoluer le modèle social français n’est pas chose facile mais c’est nécessaire car il est menacé de faillite financière. Cette évolution doit se faire dans un souci de justice. C’est le cas avec la modulation puisqu’aucune famille n’est exclue tout en répartissant l’effort équitablement pour préserver les familles modestes.

A travers ce livre, je plaide pour une conception moderne et ouverte de la famille en reconnaissant la diversité des situations que vivent nos concitoyens avec des familles classiques, mais aussi des familles recomposées, monoparentales, homoparentales… Notre politique doit prend en compte les réalités des familles d’aujourd’hui et pas une image figée, passéiste dans un modèle unique.

 

 

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