Bilan de la politique familiale du Gouvernement

18 mai 2016

Lors de l’audition, mardi 17 mai, de la Ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes par la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, je suis intervenue au nom du groupe des députés socialistes pour interroger Laurence Rossignol sur le bilan de la politique familiale du Gouvernement.

J’ai tenu à rappeler l’évolution de la politique familiale qui depuis maintenant plusieurs années, enrichi son objectif primitif qui était nataliste, d’autres objectifs tels que l’égalité entre les femmes et les hommes ; la lutte contre la précarité et la pauvreté ou la lutte contre les inégalités scolaires.

L’idée est bien de conjuguer un niveau élevé d’activité des parents, et particulièrement des femmes, avec une natalité dynamique. Si bien que la politique familiale peut, aujourd’hui, être considérée comme une politique d’investissement social, une politique qui prépare l’avenir parce que le dynamisme et le bien-être d’une population sont les premières sources de la richesse d’une nation.

C’est pourquoi, depuis 2012, la politique familiale s’est traduite par l’augmentation des aides aux familles avec un effort particulier en direction des familles les plus modestes :

  • augmentations de l’allocation de rentrée scolaire (ARS) de 25% ;
  • augmentation de l’allocation de soutien familial (ASF) et du complément familial dans le cadre du plan de lutte contre la pauvreté ;
  • développement de solutions d’accueil diversifiées pour toutes les familles ;
  • contribution au retour à l’équilibre de la branche famille en fonction des capacités de chacun.

J’ai souligné la reconnaissance de la diversité des situations familiales qui s’est traduite notamment par la loi sur le mariage pour tous pour les familles homosexuelles, mais aussi par la mise en place de la garantie contre les impayés de pensions alimentaires pour les familles divorcées et, enfin, par l’intitulé même du ministère inscrivant les familles au pluriel.

Pour la petite enfance, la France peut être fière d’être le seul pays européen à scolariser tous les enfants dès 3 ans et même, pour certains, avant 3 ans.

Je vous propose la vidéo de mon intervention.